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Artothèque : Des goûts et des couleursdimanche 25 janvier 2015- Résultats
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Description 

Artothèque :

L'artothèque propose de sonder le mystère de la couleur JAUNE !

Nathalie Pommel vous parlera de l’histoire culturelle, politique et psychique de cette bien étrange couleur.
A partir d’un accrochage d’oeuvres de la collection de l’Artothèque Ascap.
 
Visite guidée, dimanche 25 janvier 2015 de 10 H 00 à 12 H 00.
 
Merci de bien vouloir confirmer votre présence par mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 03 81 95 52 75.

Consultez l’actualité de l’Artothèque Ascap : www.facebook.com/artotheque.ascap


Insolite
Dimanche, l’artothèque invite à plonger dans les mystères du jaune au cours d’une visite commentée.
 « C’est une couleur pas franche ».

Dernier rendez-vous ce dimanche matin pour se pencher sur les mystères non de la chambre mais de la couleur jaune : Nathalie Pommel guide lors de cette visite brunch et fait partager l’histoire culturelle, politique et psychique de cette bien étrange couleur, à partir d’un accrochage d’oeuvres de la collection de l’artothèque Ascap.

Entretien avec cette historienne, professeur au lycée de Lure.
Pourquoi ce thème ?
Les couleurs m’intéressent car ce sont une partie de l’histoire des mentalités, des représentations sociales telles que développées dans les livres de Michel Pastoureau.
Et pourquoi pas le jaune ?
En fait, je suis partie d’une oeuvre de l’artothèque, d’Albert Aymé, une estampe intitulée hommage à Van Gogh.
Bizarre : d’un simple point de vue social, c’est une couleur quasi mal aimée, non ?
Tout à fait. Aujourd’hui encore, parmi les couleurs primaires, le jaune n’est que rarement cité comme couleur préférée : chez les Français, elle arrive largement derrière le bleu, le rouge, le vert.
Le poids de l’histoire ?
Oui, en Occident. En Orient, notamment en Chine et en Inde, cette couleur véhicule des valeurs très positives. Chez nous, le jaune était apprécié dans l’antiquité romaine car difficile à obtenir donc recherché. La couleur s’est ensuite complètement déclassée au Moyen Âge.
À cause de la religion catholique ?
En partie. À l’époque, le jaune était parfois obtenu avec le soufre. Qui évoquait le feu. Donc l’enfer. Mais il y a d’autres pistes : d’abord, pour cette couleur, les teintures des vêtements ne tenaient pas bien, elles viraient au blanchâtre, à une teinte un peu pisseuse. Ensuite, dans l’art sacré, elle a complètement été supplantée par le doré, qui avait l’avantage de l’éclat mais aussi de la matière. Résultat : dans la classification des couleurs, courante au Moyen Âge, le jaune était une sous couleur, une sorte de mauvais blanc ou de mauvais rouge. Elle a un côté péjoratif, mais surtout, on l’ignore.
C’est pourtant la couleur de la jalousie, de l’infidélité, de l’hypocrisie ?
Oui mais, pourtant dans le langage courant, on dit « vert de jalousie » ! Mais bien sûr, la vision négative de cette couleur a imprégné toute la société : dans la peinture religieuse, Judas est toujours représenté en jaune, on parle des jaunes pour les traîtres, les cocus, dans le théâtre de boulevard du XIXe, portaient une cravate jaune … À l’issue de leur période au bagne, les anciens prisonniers se voyaient remettre des papiers imprimés sur des feuilles jaunes. On peut penser aussi à la sinistre étoile jaune. Et c’est aussi la couleur de la maladie : ce n’est jamais très bon signe quand notre teint vire au jaune !
On peut rire jaune aussi ?
Là, l’expression est un peu différente même si historique : le safran colorait la bouche en jaune et, l’on pensait, toujours au Moyen Âge, qu’à haute dose, cette épice pouvait entraîner des crises de folie. Cela dit, en français, il y a peu d’expressions avec le mot « jaune » si on compare aux autres couleurs.
Rien de valorisant, alors ? !
Il y a des effets de mode bien sûr, des tentatives de réhabilitation. Souvent aussi, comme à la fin du XIXe, la couleur a été adoptée par une avant-garde qui voulait se démarquer, comme avec la collection des livres jaunes lancée par Oscar Wilde.
Mais globalement, ça reste une demi-couleur, pas franche et perçue en plus comme agressive. Aujourd’hui, le doré, symbole du bling-bling ne le concurrence plus, mais il doit faire avec l’orangé, symbole de la vitalité.
Dans l’art, en tout cas, le jaune a plus évolué et se réfère justement au soleil, à la lumière ?
Van Gogh l’a notamment absolument mis en avant.
Ensuite, comme je le montrerai ce dimanche, on se rend compte que plus on s’éloigne du figuratif, plus cette couleur est positive. Je pense notamment à une belle affiche réalisée par Hans Hartung à l’occasion des Jeux olympiques de Munich : c’est une virgule noire sur un fond jaune éclatant.
Ou l’inverse d’ailleurs !

 

Lieu de l'évènement 

Artothèque ASCAP63 rue Centrale
25200 Montbéliard
France
 
 
 
  
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