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Jean Dewasne (1921-)
Abstraction géométrique
Sans titre, lithographie "Suite Prisunic", 50 par 65 cm,
signée, numérotée 60/300, n° d'inventaire 510.
Peintre français, né à Lille.
Après des études musicales très poussées, il entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Pendant deux ans, il étudie l'architecture. Sa première exposition se situe en 1941.
Ayant abordé la peinture dans. un contexte post-cubiste, il évolue rapidement vers l'abstraction géométrique (1943).
En 1946, il se lie avec Hartung, De Staël et Poliakoff, et reçoit la même année le prix Kandinsky. Déjà l'un des fondateurs du Salon des Réalités Nouvelles, il crée en 1950, avec Edgard Pillet, l'Atelier d'Art Abstrait qui se donne pour mission d'explorer les nouvelles possibilités technologiques (étude de la chimie des couleurs, théorie sur la vision, la colorimétrie, problèmes de technique plastique).
En même temps sa peinture évolue : une tendance secrète au baroque va l'amener à perturber le répertoire assez limité des formes géométriques simples, d'abord par la vivacité avec laquelle il les assemble, puis par leurs transformations en très larges aplats. Tout en poursuivant ses recherches, il fait, durant les années cinquante, de nombreuses conférences en Europe et en Amérique latine surtout, écrit une monographie sur l'oeuvre de Robert Jacobsen (1950), puis sur celle de Vasarely (1952).
Tournant le dos aux matériaux traditionnels (huile et toile), il opte pour le ripolin et le métal, parfois le contre-plaqué, l'émail à froid et les laques. En même temps, il intègre à son univers des éléments reconnaissables d'objets manufacturés (les "Anti-sculptures" à partir de 1951).
Le système mis au point par Dewasne, de même que la dynamique propre à son oeuvre, l'ont conduit à s'attaquer à de grandes surfaces où il est à l'aise pour développer ses amples structures géométriques, procédant par associations de thèmes, reprises de motifs, cadrages brusques et rythmes syncopés.
Sa première peinture murale remonte d'ailleurs à 1948 (La Joie de vivre). Depuis, il a exécuté une décoration an dix panneaux pour le Stade de glace de Grenoble (1967), La Longue Marche (1968-1969), peinture continue de 2 m de haut et de 90 m de long destinée à l'Université de Lille, enfin un environnement provisoire de 1200 m2 (Grenoble 1970) dans les locaux de l'ancienne bibliothèque du Musée de Grenoble.
Par la gaieté et la stridence de ses couleurs, la netteté et la puissance de ses formes, l'art de Dewasne s'intègre parfaitement aux réalités du monde moderne.